Fécamp – Cité des Terre-Neuvas et de la bénédictine

Avec son abbatiale médiévale, son musée des Terre-Neuvas et sa distillerie Bénédictine, Fécamp mérite mieux qu’un détour. Appelée la « porte du ciel » par un prélat au XIIe siècle, cette ville cauchoise, connue pour sa relique du Précieux Sang du Christ, fut un haut lieu de l’Occident chrétien jusqu’à la Révolution. Après la destruction de l’abbaye, qui régnait sur les hommes et les âmes, Fécamp s’est orienté avec succès dans la grande pêche à Terre-Neuve.

Premier port morutier français au début du XXe siècle, Fécamp perdit pied avec la généralisation des chalutiers à moteur. Mais nombre de ses enfants sont toujours marins dans d’autres ports. La ville fut aussi le théâtre d’une aventure industrielle et commerciale comme seul le XIXe siècle savait les produire : la Bénédictine. Cette liqueur mondialement connue, fabriquée avec 27 plantes et épices, a été commercialisée par un certain Alexandre Le Grand à partir d’une recette, affirmait-il, inventée par un moine de l’ancienne abbaye. A défaut d’être solidement attestée par les historiens, cette thèse avait l’insigne mérite de faire le lien entre ledit Le Grand et la prestigieuse abbaye.