Rouen – préfecture de la Seine-Maritime

Rouen est la préfecture de Seine-Maritime et comporte aux environs de 110 000 habitants. Sixième port de France, la ville est également universitaire et présente de grands monuments gothiques normand ainsi que de nombreuses maisons à colombages.

Histoire

Ancienne capitale d’une tribu gauloise.
911. Occupation par les Normands. Rollon, premier duc de Normandie.
1066. Guillaume le Conquérant s’empare de l’Angleterre. Rouen obtient le monopole du commerce avec ce pays, et son port prend une grande importance.
1204. Prise de Château-Gaillard par Philippe-Auguste. Le duché de Normandie est réuni à la couronne. Le développement de la ville subit un temps d’arrêt.
Louis IX. L’enceinte de la ville est agrandie.
Guerre de Cent Ans. Arrestation de Charles le Mauvais au château de Bouvreuil, révolte de la Harelle (1382), siège par Henri V (1418), procès et supplice de Jeanne d’Arc (1431).
XVe et XVI° s. La ville se couvre de monuments, en particulier sous le pontificat du cardinal Georges d’Amboise ministre de Louis XII.
Guerres de Religion. Grands désordres (1562). Nouveau siège (1592).
XVII° S. Cortège habituel des disettes, pestes, insurrections: révolte des Va-nu-pieds (1639), Révocation de l’Edit de Nantes (1685). Révolution. Des bandes armées écument la région sous le Directoire (Duramé).
1871. Occupation par les Allemands.
1940. Incendie du quartier de la Haute Vieille tour et de la cathédrale.
1944. Bombardement autour des ponts. Ils seront reconstruits après surélévation des quais.

A visiter

Place du Vieux-Marché : Haut-lieu de l’histoire de France. Cette place comporte la statut Jeanne D’Arc, par Réal del Sarte. L’emplacement véritable du bûcher est marqué par cinq pavés blancs au milieu de la chaussée. Les lignes de pierre blanche indiquent la place des tribunes réservées aux juges.

Maison de de Pierre Corneille : Elle se situe à l’angle Sud-Ouest de la place du Vieux-Marché, au numéro 4 de la rue de la Pie, où naquit en 1606 Pierre Corneille. Elle comporte des meubles, des tableaux, estampes, collections d’éditions originales des oeuvres de Corneille.

Hôtel de Bourgtheroule : Le plus somptueux hôtel particulier, pur joyau de la Renaissance (XVe et XVIe). L’avant-corps du logis montre le porcépic de Louis XII ; le passage voûté ; les visages barbus de François 1er et d’Henri VIII d’Angleterre ; la façade, entre les fenêtres à meneaux ; la salamandre (François 1er) ; le phénix (sa seconde femme). A gauche de la tourelle à six pans, se situe une galerie ornée de deux frises. Celle du haut représente les Triomphes de Pétrarque. Celle du bas, endommagée par le temps, représente l’entrevue du “Camp du Drap d’Or” en 1520. On y reconnait, à gauche les Anglais, au centre Henri VIII et François 1er, et à droite les Français.

Rue du Gros-Horloge : il s’agit d’une voie principale pour son activité et son pittoresque. Cette rue comporte de nombreuses maisons à colombages, dont quelques-une avec des étages en surplomb sont d’une époque antérieure à la délibération du 19 août 1519 qui interdisait les encorbellements. Cette rue comporte comme son nom l’indique, le gros-horloge.

Palais de justice : le plus beau monument civil d’avant guerre. Au centre du bâtiment, nous retrouvons l’un des monuments les plus ciselés du style flamboyant (1509). Au rez-de-chaussée se situé de grande baies surbaissées et le premier étage comporte de hautes fenêtres à meneaux, dont quelques unes ont été épargnées par l’incendie de 1944. Les combles sont d’une grande richesse : pinacles, clochetons et gâbles jaillissent d’une luxuriante balustrade. Une tourelle, ancienne chapelle, rompt la ligne de la façade en son milieu. Les autres parties de l’édifice date du siècle dernier.

La cathédrale de Rouen : visite incontournable, il s’agit de l’un des plus beaux monuments de Rouen. En savoir plus

Le bureau des finances : ce bâtiment se situe face à la cathédrale et a été construit en 1510 par Rouland Le Roux, sur l’ordre de Louis XII. Il comporte des acardes basses, des fenêtres et des pilastres ornés de médaillon. Des anges ou des animaux ailés tiennent des écussons avec le collier de l’Ordre de Saint-Michel.