Le Tréport

Petit port dynamique à 30 kilomètres à l’est de Dieppe, aux confins de la Normandie (de l’autre côté de la Bresle, c’est Mers-les-Bains, la Picarde), ancien port maritime de la ville romaine d’Augusta (le Bois l’Abbé), le Tréport doit son essor balnéaire à Louis-Philippe, qui séjournait à quatre kilomètres de là, au château d’Eu, sa résidence favorite. La première villa du Tréport sera d’ailleurs celle de Louis Philippe, où il recevra par deux fois la reine Victoria, en 1843 et 1845. Aujourd’hui, la cité vit de son port et de ses restaurants.

La plage n’est pas très attirante, et on va plutôt se baigner en face, à Mers-les-Bains. En revanche, le soir, les quais du Tréport sont noirs de monde. Mais il faut quitter un peu les néons rutilants des restaurants florissants sur le port pour découvrir le quartier des Cordiers, ses ruelles tortueuses, ses maisons de pêcheur et celles plus sophistiquées avec quelques bow windows du meilleur effet. Son côté populaire et pas cher, et sa proximité de Paris (172 kilomètres) firent du Tréport une destination privilégiée au moment des premiers congés payés, qui relancèrent véritablement la petite station.

Il faut monter les quelque 350 marches pour atteindre les Terrasses sur la falaise, près du calvaire des Marins, pour un panorama saisissant sur le quartier des Cordiers, le port et la plage de Mers. Par temps clair, la vue porte de Saint-Valery-en-Caux à Berck. Au passage, on jettera un coup d’ail à l’ancien funiculaire qui descendait vers la ville à travers la falaise. Les Tréportais envisagent de le remettre en service.